L'ASIN à propos de la visite de la Présidente de la Confédération à Bruxelles :
Le Conseil fédéral met le cap sur l'UE
Communiqué de presse, 8. février 2011
L'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) n'est pas satisfaite du résultat des entretiens que Madame la Présidente de la Confédération Calmy-Rey a eus à Bruxelles. On a une fois de plus manqué l'occasion de défendre vis-à-vis de l'UE une position claire pour défendre les intérêts de la Suisse. Au lieu d'insister sur l'indépendance de notre pays et de récuser les exigences de l'UE, on a annoncé de nouvelles concessions. Au lieu de mettre l'accent sur le principal objectif de la politique extérieure suisse, à savoir la non-adhésion à l'UE souhaitée par les citoyens suisses, la Berne fédérale demande à l'UE un nouvel approfondissement des relations.
Pour l’ASIN, l’objectif de la politique extérieure suisse est le maintien de l’indépendance, de la souveraineté et de la neutralité perpétuelle et armée. La Suisse s’engage pour un commerce mondial libre. Pour l’industrie des exportations suisses, l’importance des marchés situés en dehors de l’UE ne cesse d’augmenter fortement. C’est pourquoi le rattachement politique à l’UE que le Conseil fédéral cherche coûte que coûte est une erreur. De plus, il est inacceptable que Bruxelles ne cesse de formuler de nouvelles revendications protectionnistes pour l’accès au marché intérieur européen. La Suisse devrait au contraire demander à l’UE des taxes couvrant les frais du trafic de transit et des versements de compensation pour les conséquences négatives de l’adhésion de notre pays à Schengen et à la libre circulation des personnes. L’ASIN s’oppose au paiement de milliards complémentaires aux nouveaux États membres de l’UE et aux négociations entre la Berne fédérale et l’UE sur l’imposition cantonale des sociétés de holding ; la souveraineté fiscale cantonale n’est pas négociable. L’introduction d’un échange d’informations automatique n’entre pas non plus en considération.
Les revendications de l’UE de soumettre les accords bilatéraux à un tribunal arbitral de l’UE et la reprise automatique du nouveau droit de l’UE violent de toute évidence la souveraineté suisse. L’ASIN demande au gouvernement de notre pays de récuser résolument de telles revendications et de rejeter clairement ce qu’on appelle la « dynamisation et l’institutionnalisation » des rapports bilatéraux avec l’UE.
L’ASIN critique l’intention de ficeler un nouvel accord bilatéral global (accords bilatéraux III). Les expériences des dernières votations ont montré que les accords sous forme de pack ont pour seul but d’imposer aux citoyens suisses des accords bilatéraux mal négociés en exerçant sur eux un chantage sous forme d’une « politique tout ou rien ».





