19 juin : 25e anniversaire de l'ASIN :

Nous avons empêché l'adhésion de la Suisse à l'UE et le ferons également à l'avenir !

Communiqué de presse, 18 juin 2011


Le 19 juin 1986, une Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) a été fondée à Berne. Ce fut la naissance d’un mouvement de résistance qui se bat maintenant depuis 25 ans pour une Suisse indépendante, autonome et neutre. L’organisation interpartis ASIN a apporté des contributions déterminantes au rejet de l’adhésion de notre pays à l’espace économique européen (EEE) (1992) et au rejet de l’initiative d’adhésion à l’UE « Oui à l’Europe »  (2001). Le principal mérite de l’ASIN est jusqu’à aujourd’hui d’avoir empêché avec succès l’adhésion de la Suisse à l’UE.

Session d’été : une décision contraire à la neutralité
Quasiment simultanément au jubilé de l’ASIN, la session d’été des chambres fédérales de cette année  s’est terminée. La majorité du Conseil national s’est prononcé en faveur du maintien et du renforcement des troupes Swisscoy au Kosovo. Il viole de la sorte une fois de plus la neutralité perpétuelle et armée et donne à la Communauté internationale un signe contradictoire. L’objectif du Conseil fédéral de conduire la Suisse dans le Conseil de sécurité de l’ONU et les transits par notre pays d’armées étrangères dans le contexte de la guerre contre la Lybie nuisent également à la crédibilité de la Suisse neutre. L’ASIN pense que sa décision de lancer une initiative populaire fédérale pour intégrer les contenus clés de la neutralité dans la Constitution fédérale reste fondée. Les préparatifs correspondants seront terminés à la fin juin.


Session d’été : le Conseil national refuse d’assumer de la responsabilité dans la politique de l’UE
Bien que leurs conséquences négatives pour la Suisse soient manifestes, la majorité du Conseil national refuse de renégocier le traité de Schengen et la libre circulation des personnes avec l’UE. Contrairement aux promesses faites par les partisans des accords bilatéraux I et II, l’ASIN constate malheureusement à l’heure actuelle que ses mises en garde contre des accords mal négociés se sont vérifiées. Les flux de réfugiés incontrôlables en provenance de l’Afrique du Nord, une politique des visas contestable de l’Italie, la perte de notre politique de visas autonome et la « libre circulation » pour le crime organisé sont de nos jours des faits qui incitent même les États membres de l’UE à remettre en question Schengen. Les répercussions négatives de la libre circulation des personnes sur le niveau salarial, les assurances sociales, les prix du logement et l’infrastructure n’incitent pourtant pas le Conseil national à assumer enfin sa responsabilité et à remettre au moins en question la politique adoptée jusqu’ici. Le Conseil fédéral a certes rejeté des négociations sur d’autres prétentions supplémentaires de l’UE dans le secteur de l’aide sociale et du développement du regroupement familial. Mais on peut tabler sur le fait qu’après les élections fédérales, le Conseil fédéral ne manquera pas de faire d’autres concessions à Bruxelles. C’est pourquoi l’ASIN va soutenir activement les efforts visant à restreindre l’immigration incontrôlée.

Session d’été : l’adhésion à l’UE reste d’actualité
L’ASIN est certaine que la Berne fédérale continue à appeler de ses vœux une adhésion à l’UE. Sachant qu’une adhésion n’aurait à l’heure actuelle aucune chance d’être approuvée par les citoyens et les cantons, on vise cet objectif via des étapes. Le débat au Conseil des États sur le retrait de la demande d’adhésion à l’UE a été significatif. Si les adversaires d’un retrait affirment que cette demande n’a plus aucune importance et qu’une Conseillère fédérale manifestement nerveuse constate soudainement que la demande n’a plus de validité parce qu’elle est adressée à l’ancienne Communauté européenne CE, on réalise rapidement que le maintien opiniâtre de la demande est censé laisser ouverte l’option d’une adhésion. L’argument selon lequel on cherche à éviter de mécontenter l’UE par un retrait de la demande d’adhésion est encore plus loufoque. La demande d’adhésion à l’UE a donc malgré toute son importance. L’ASIN est certaine que le retrait aurait permis de décrisper de manière décisive les rapports avec l’UE. Celle-ci aurait de la sorte la certitude que la Suisse compte définitivement renoncer à une adhésion.

L’ASIN doit intervenir
L’ASIN va continuer à s’engager pour obtenir des accords bilatéraux meilleurs et pour combattre de nouveaux accords inutiles et un accord-cadre incompatible avec la souveraineté suisse. L’ASIN n’admettra par ailleurs pas que l’on restreigne les droits de codécision politique des citoyennes et citoyens suisses. La votation sur l’initiative de l’ASIN « Les traités internationaux devant le peuple ! » de l’année prochaine nous donnera l’occasion de renforcer la démocratie directe dans le secteur de la politique extérieure. Avec son initiative sur la neutralité, l’ASIN compte lancer le débat sur l’avenir d’une politique extérieure crédible de la Suisse. De plus, l’ASIN demande aux milieux politiques de baser ses décisions sur le préambule de la Constitution fédérale : « …  Sachant que seul est libre qui use de sa liberté … ».


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Assemblée générale 2012
27e Assemblée générale de l'ASIN (28 avril 2012)

 

Conférence de médias
Votation fédérale du 17 juin 2012 : «Oui à l'initiative sur les accords internationaux »

 

ASIN lance l'initiative sur la neutralité :
Le principe de la neutralité doit être inscrit dans la Constitution fédérale

 

ASIN-Bulletin
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Rapport d'activité de l'ASIN 2011
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L'UE: la grande illusion